Le film raconte la construction et la destruction finale d'un mur métaphorique. Bien que le film soit ouvert à l'interprétation, il fait clairement référence à l'isolation et à l'aliénation
Pink, le personnage principal et narrateur du film, est une rock-star dépressive. La première scène du film le montre dans une chambre d'hôtel qu'il vient de ravager. La scène suivante montre un flash-back et révèle que le père de Pink a été tué pendant la Seconde Guerre Mondiale alors qu'il était juste un bébé, au son de la chanson "The Little Boy that Santa Claus Forgot".
The film raconte ensuite la jeunesse de Pink dans l'Angleterre des années 50. Tout au long de son enfance, Pink recherche une figure paternelle, mais est oppressé par sa mère surprotectrice. Son professeur l'humilie devant ses camarades en lsantit à haute voix un de ses poèmes - en fait il s'agit des paroles de la chanson "Money", de l'album The Dark Side of the Moon de Pink Floyd. Pink finit par se marier, mais sa femme le trompe pendant qu'il est en tournée, et finit par le quitter.
Pink commence lentement à perdre la raison, il se rase intégralement le corps, puis se transforme en un alter-ego néo-nazi pendant qu'il regarde The Dam Buster à la télévision. Son manager sui injecte de la drogue pour qu'il arrive à monter sur scène. Là, Pink a l'ahallucination qu'il est un dictateur néo-nazi et que son concert est un meeting. Ses militants attaquent les minorités ethniques et violent la petite amie blanche d'un homme noir. Pink tient un meeting dans une banlieue en chantant "Waiting for the Worms". La scène est entrecoupée d'un dessin animé montant un défilé de marteaux animés marchant à travers les ruines de la ville.
Ce film est le fruit - pour le meilleur et pour le pire - de trois artistes en conflit : Alan Parker seul contre Roger Waters et le décorateur Gerald Scarfe, dont les brillantes séquences animées laissent suggérer qu'il aurait très bien pu diriger et animer tout le projet seul. Ce choc de talents et d'ego n'a heureusement pas empêché The Wall d'être un film profondément envoûtant. Bob Geldof (à ses débuts à l'écran), l'ancien leader des Boomtown Rats, est un choix judicieux pour incarner l'alter ego de Waters - une rock star aliénée dont la psychose se manifeste en un mur émotionnel (et symboliquement physique) qui le sépare d'un monde froid et cruel. C'est un film riche, étrange et souvent fascinant qui attirera un certain public encore longtemps, mais la véritable source géniale restera toujours l'oeuvre musicale de Roger Waters.